12 janvier 2015

Et si c’était Charlie qui unifiait les nations du monde entier…

 

 

 

 

 

 

 

 

Je me faisais la remarque, pendant la marche républicaine hier à Paris, que l’expression « l’union fait la force » n’a jamais été aussi vraie que dans les rues de la capitale et des grandes villes de France pendant ce dimanche 11 janvier 2015. Et je ne parle pas uniquement de cette union nationale, française, exprimée déjà par beaucoup, dans les médias, par des chefs d’état, des représentants religieux, des philosophes, et bien d’autres ; ni même de cet extraordinaire rassemblement fraternel, qui s’est déroulé dans un esprit calme, solidaire, recueilli, un peuple issu de multiples origines, religions et convictions politiques, tous unis par la même pensée : gardons notre liberté d’expression.

Je fais plutôt allusion à cet élan de solidarité qui a déplacé des chefs de gouvernements du monde entier, pour venir tenir les coudes, littéralement, de François Hollande, notre Président, en digne représentant de la France. Déplacement et rassemblement incroyables, qui donnent aux événements terribles de la semaine dernière une dimension humaine et planétaire semblable peut-être à la chute du mur de Berlin, ou encore à l’élection d’Obama à la présidence des Etats-Unis. Sauf que cette fois-ci, le déclencheur est un crime tellement barbare, tellement abject, contre un petit groupe de personnes – qui n’étaient ni des politiques, ni des religieux, ni des soldats, mais des gens comme vous et nous, qui exerçaient leur droit à la liberté, dans leur propre pays – que c’est chacun d’entre nous qui a été frappé, chacun d’entre nous qui se sent bafoué et chacun d’entre nous qui a envie de se lever pour exprimer sa solidarité.

Au-delà d’un patriotisme national, on peut parler de véritable élan de solidarité et de positivisme de l’humanité entière. Cela s’est fait sentir hier dans les rues et par des témoignages du monde entier. Cela s’est traduit par une pensée unique et commune qui se dégageait de cette marée humaine, et cela a, quelque part, fait ressortir en nous tous notre inébranlable attachement à la liberté d’expression.

Unis nous résistons.